Journée mondiale du refus de la misère

Genève, quand la misère ne se cache plus

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Genève, quand la misère ne se cache plus

Un film du Collectif 17 Octobre de Genève.

Depuis quatre ans à Genève, le collectif 17 Octobre, composé d'une quinzaine d'associations et d'institution sociales, renforce le mouvement ATD Quart Monde dans la mise en œuvre de "la Journée mondiale du refus de la misère". Cette journée est l'occasion pour ceux qui vivent dans la précarité et ceux qui les accompagnent de montrer leurs actions et leurs engagements tout au long du temps.

Aujourd'hui, un Suisse sur dix vit dans la pauvreté. Les précarités cumulées dans différents domaines (logement, ressources, éducation, etc.) conduisent pour les plus exclus à un cercle vicieux de la pauvreté, dont il est pratiquement impossible de se sortir par ses seuls efforts.

Pour le 17 octobre de l'année 2013, la question des travailleurs pauvres était posée au Centre de la Roseraie, un centre qui a pour objectif d'améliorer les conditions d'existence et la qualité de vie des migrant(e)s à Genève. La journée se concluait par une Marche pour le refus de la misère puis une rencontre à travers la culture, la joie qu'elle porte, les échanges qu'elle génère au Bateau Genève (lieu d’accueil social).

À savoir : En Suisse, la précarisation gagne du terrain même chez les personnes possédant un emploi. Actuellement 120’000 personnes qui travaillent ne parviennent pas à assurer leurs besoins et en particulier leur droit à une alimentation adéquate. "L'alimentation est la première chose sur laquelle nous faisons des économies après avoir payé factures, loyer, habits et transport pour le travail". Les services qui distribuent de la nourriture sous forme de repas et les organisations alimentaires qui fournissent des colis le confirment en affirmant que la demande a fortement augmenté depuis un certain temps. La plupart de ses personnes sont des familles monoparentales - des pères et des mères- qui par manque d’aide ont du mal à s’en sortir.